FRANCESCO CUCCA.

VEGLIE BEDUINE.
POESIE.

1993. Astra, Quartu S. Elena.
Collezione Il Mediterraneo di un'isola.
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Trascrizione elettronica rivista e resa disponibile dalla
          Fondazione Ezio Galiano onlus
             http:\\www.galiano.it
      ad esclusivo uso dei privi della vista.
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PRESENTAZIONE.
I "CANTI D'OLTREMARE".
L'autore di questo libro, in lunghi anni di dolce e pensoso pellegrinaggio fra le ombre tiepide ed i soli infuocati di questa incantevole terra d'Islam, ebbe la fortuna di conoscere da vicino il gorbino e la tenda dei beduini, dove, in pace beata in povert pacifica, vive quel popolo semplice e primitivo che il delitto civile non ha scovato ancora per la sua nefasta opera di trasformazione: ond'egli vide veramente ed intese quel che cant.
I vecchi che ignoran perfino la loro et e leggon l'ora e il tempo delle costellazioni, i forti e selvaggi cammellieri dai garretti di acciaio e dall'eterna nenia gutturale e pur deliziosamente soave, i pastori, sultani delle selve, delle rupi e dei monti, le donne dagli occhi ardenti come fiaccole, voluttuose come pantere, brune e belle nel tatuaggio tradizionale ispirano alla sua musa selvaggia questi canti.
E l'anima ne palpit di gioia! Ch i monti chiomati e grifagni, dove regnan l'aquila e l'avvoltoio, la jena e lo sciacallo, e le tende ove passano nei tramonti di sangue soavi e pietose leggende e racconti di vendette implacabili e di amori sconfinati gli ricordavano lontanamente la sua terra di Barbagia, cuor selvaggio di Sardegna.
E nei pastori randagi, dal piede leggero e tacito e dal grido di belva, rivedeva, come in sogno, i suoi pelliti e rapaci pastori barbaricini....
Ed in un lembo di deserto, di quell'interminabile deserto del Sahara, giallo di stoppie e di desolazione, tra il lamento dello scirocco e dei turbini, fremebondo delle perpetue canzoni dei nomadi e dei viandanti, col solo sorriso delle fresche oasi, gli nacquero nel cuore le Randage e Voci nel deserto.
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L'AUTORE.
Francesco Cucca (Nuoro, 25 gennaio 1882  Napoli, 7 maggio 1947)  stato uno scrittore e poeta italiano. 
Fu narratore e poeta mercante che seppe conciliare le esigenze per gli affari col gusto per la letteratura e per la poesia. Uomo eclettico e raffinato, egli fu animato da un incontenibile spirito d'avventura. Dopo aver svolto il lavoro di servo pastore, nel 1896 all'et di 14 anni, dalla Barbagia part per Iglesias e l lavor come garzone di cantina, e pi tardi and in miniera. La sera leggeva e studiava. Cominci la raccolta di libri, di riviste, di giornali e raccolte antologiche degli autori della letteratura del periodo: Satta, Carducci, Pascoli, D'Annunzio, Stecchetti. Pass poi alle dipendenze di un'impresa di Livorno che importava legname dall'Africa e fu mandato in Tunisia, come rappresentante, procuratore e amministratore all'et di vent'anni. And in Africa nel 1902 e vi rimase fino al 1939. Viaggi per citt e per villaggi; conobbe popoli, usi e costumi diversi, li studi e ne assimil la cultura al punto di essere considerato e trattato dagli arabi come uno di loro.
Ader al socialismo rivoluzionario e all'anarchismo. Anticlericale, anticolonialista, anti interventista, prefer vivere da uomo libero.
Nel 1939, lasci l'Africa definitivamente, risiedendo prima a Roma, poi a Napoli, dove mor nel 1947.
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PRESENTAZIONE DI MAGALI Boisnard.
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Ils chantent avec la tendre et sereine ivresse des Boucoliques; mais ils possdent le souffle essentiel de l'me barbare transmise au rythme des bardes.
Ils fremissent de passion saine pour les gestes de la vie, de ferveur pour les beauts de la terre.
Ils volent et planent, triomphants ou meurtris, avec l'elan lyrique de cette poesie italienne qui semble toujours vibrer d'une admirable rencontre du Dante et de Virgile saluant Carducci et Pascoli le modeste.
Ils sont un chant de verit simple et lumineuse dans ce parler d'Italie au got de miel et d'orange. Les rimes sculptent en visions prcises; les rythmes martlent avec force.
Drap d'un manteau sauvage, le pote est celui qui crit sur le marbre de la montagne au hasard des coups d'ailes de sa pense et des visions qui passent sous ses jeux:
Le soleil avait des flammes pres et cruelles
Dans la fureur du vent du dsert;
A l'heure de midi, le grand mont dsert
Avec sa haute cme s'approchait des cieux.
Les troupeaux et les bergers fidles couverts
D'ombre faisaient la sieste; dans le vallon
Ouvert et taciturne et sur les collines
Droites, tremblaient les tiges et les asphodeles.
Loin, le douar accroch aux rochers
Semblait une foret de gros buissons gris;
Les chiens accroupis ressemblaient  des loups.
Cris d'aigle et chansons de nomades!...
L'aigle s'lanca sur les rochers
Et s'eloigna avec la melope des Errants.
Nous aimons le puissant esprit de la patrie qui possde le pote, la magie pre du souvenir des horizons sardes, de la montagne natale mle aux chaudes inspirations d'Afrique. Avec lui nous voyons les pasteurs arabes errer dans le soir et qui lui rappelent:
Vous, bergers de Barbagia
Draps dans vos rudes manteaux
Quand souffle la tempte...
Et c'est l'me pastorale, tout le sentiment atavique qui lui viens de ces grands bergers qui lui fait s'ecrier:
Ne tends plus ta main dcharne
Pleine d'tranges tatouages aux passants.
Tes yeux noirs pleins de larmes
Pleurent une tristesse indefinie.
Retourne  ton gourbi,  la valle
Fleurie, aux buttes sonores d'perviers.
Recommance  courir sur les sentiers pleins de rose
De ton pre et solitaire enfance.
O petite, retourne au miel de la fort
Au bon miel de fleurs de romarin,
Au rugissement et au haletement des fauves.
Retourne au bois qui brle dans la nuit
De grands feux et d'etoiles, qu'il est doux au matin
Dans les grottes, d'ouvrir les yeux au soleil!...
Mais Francesco Cucca a revl toute la saveur trange, passionne et sauvage du lyrisme qu'il a pris  l'Orient Africain dans ces "Voci nel deserto", "Voix dans le dsert". Il en dedie les strophes  Gadan, ce peintre boucolique et si potiquement inspir des vergers Nord-Africain.
En peignant le lit blanc et fauve de l'oued qui va se perdre dans le sable saharien, en immobilisant la couleur et toute le transparence de l'eau des montagnes, en rigeant dans l'pre paturage mditerrane le berger aux yeux larges qui drap encore en son archaque bernous, regarde, en jouant de sa flte barbare, la mer ancienne pleine de legendes, le peintre a rencontr le pote qui les chantait. L'ideal aime apparenter ses disciples. Le vivant tableau que le pinceau fige sur la toile, la strophe vibrante que la plume cloue au papier s'appareillent: l'un et l'autre sont ns du talent crateur de beaut. C'est pourquoi Gadan devait signer la premire page du livre.
Voici quelques unes de ces voix mysterieuses:
Arretons-nous, montons nos tentes,
Car l'oasis a des dattes et de branches
Et des eaux qui renforcent notre hardiesse.
Le soleil aux lames terribles
Qui nous fait des blessures profondes
Ici n'a pas la force de nous atteindre.
"Errants,  Errants, fuyez!
"Ne montes pas vos tentes ce soir,
"Car le tourbillon viendra avec la lune.
"Fuyez, fuyez, fuyez!
"Demain, pouvantable, austre,
"O est l'oasis bondira la dune"
- Mains que le benn ensanglante; mains
Cruelles! qui dans leur couleur violente
Semblez sortir tremblantes du coeur
De la proie; dans mon coeur dsert
Vous vous clouez et de la liqueur violente
Rougissez sa bouche cruelle.
"Mes mains sont rousses, mais pures
"Et mes levres ouvertes  un sourire
"Et mon coeur ouvert  un rve errant.
"O viens, viens cavalier nomade!
"Vien et bois la liqueur de mon sourire:
"Mords mon coeur et mords me mains!".
Verba vitae, prelude du livre et dedi au grand rapsode Sebastiano Satta, est tout un visage humain  la parole nombreuse et vrai d'enchantement, de douleur et d'esprance. Il dit les menaces de la vie hardie et dure, iniciatrice  l'avenir hostile et qui crie: - "Tu n'auras en dehors de la peine, pour ton me solitaire, aucune joie,  pelerin!...".
Et le pote plus haut son coeur nergique et noble, plus haut que la menace, plus haut que la monte difficile. Griff des ronces, mordu des pierres, il a saign la liqueur sans prix offerte en libations  la Poesie. Si souffrance nergique est devenue l'Hymne.
Et ses chants l'ont consol comme ils nous consolent,  cause de leur beaut, de leur me  la fois exacte et idele. Ainsi le Pote est le Victorieux.
Une fois il a chant sa Nostalgie. C'etait au profond de la fort d'Afrique, tandis que roucoulaient plaintivement les fltes arabes, que les femmes tintantes d'anneaux barbares allaient aux fontaines avec des rires, des soupirs, des mots musulmans pareils  des cris de rage ou  des caresses. L'heure tait ivre  cause de la lumire, des lentisques, du parfum des femmes et de l'odeur des corces forestires. La Nostalgie de Francesco Cucca disait.
Je ne sais pourquoi le soupir de ces fontaines
Ne me murmure rien au fond du coeur,
Je ne sais pourquoi les chnes dans ces monts
Ne donnent pas l'ombre de la paix  ma douleur.
Je ne sais pourquoi le parfum de la menthe sauvage
N'eveille pas mon me aux songes mysterieux.
Je ne sais pourquoi les astres ne brillent pas autant
Que sur la cme de mes montagnes.
Viens, viens,  pre vent du dsert!
Viens, et emporte-moi  ma patrie,
Ne me laisse pas dans cette contre ouverte
Delier les chants de la nostalgie.
Emporte-moi avec la nue sur les cimes
De ma patrie, pour rejouir encore comme autrefois
Les ombres odorantes et les couchants vermeils...
Et les Muses vinrent portant au plis de tuniques fragiles les feuilles de chnes et les brins de myrte, le lierre et les fleurs de gent pour la couche silvestre o la gloire va baiser ton rve dormant.
Magali Boisnard.
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PRELUDIO.
VERBA VITAE.
a Sebastiano Satta
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La Vita disse: "Lascia ch'io recinga
Con una siepe di pungente spino
Della tua giovinezza aspra e raminga
Il desolato e squallido giardino.
E tu sarai s come chi si accinga
A camminare, e ignora il suo cammino;
N avrai, fuor che la pena, alla solinga
Anima altro conforto, o pellegrino!"
Fratello, odi?... Cos per selve e dune,
Montagne e valli ed oasi e caverne,
Seguo il mio sogno contro le sfortune.
E sol raggio di gioia pel mio cuore
 quando nel deserto una cisterna
Il suo balsamo d pel mio dolore!

 LE NENIE DEL BLED E DEL GORBINO.
 GLI ECHI DEL GORBINO.
 MATTINO.
Sugli oleandri i pianti della notte
Disfavillano al sol come diamanti,
E pei greppi le pecore belanti
Si spargon con le capre a frotte a frotte.
Il bosco freme sotto il cielo puro
Tra palpiti di fronde e di fontane;
Balzan dai nidi tordi e panterane
Ed i bifolchi lascian l'abituro.
Si piegano le tende, i dromedar
S'apprestan mesti al loro stanco andare;
I gorbini gi fumano e cantare
S'odon le madri presso i limitari.

 IL GHENIBRI.
Cupo e soave mormori, o ghenibri,
L'odio e l'amore al sole e agli uragani:
Sei cicala fedel dei musulmani,
E trilli e vibri.
Quando sotto la luna, che sepolta
 fra le nubi, gemi per la bruna
Allscia e Allscia sotto la pia luna
Sta intenta e ascolta,
"Guardami - trilli - con le ardenti faci
La luna settembrina ha meno foco,
e porgimi la man tinta di croco
Perch la baci".
Se per l'odio poi fremi, clami e vibri,
Con l'aspra collera che mai non langue,
Sei come un'anima che vuol del sangue...
Urli, o ghenibri:
"Donna, che il canto sdegni del mio amore,
Io voglio la tua vita ed io l'avr,
E tu morta, furente ghigner
Sopra il tuo cuore!"
Cos piange e sorride, arguto ognora,
Il flebile ghenibri nelle mani
Dei raminghi cantori musulmani:
Odia ed adora!

 LA MADRE.
La vecchia ancor fila le lane
Pel bianco berns di suo figlio.
-  il fiore di tutte le lane,
Pi bianco del fiore del giglio -
Il sole gi stanco vampeggia
Nel languido estremo orizzonte;
Il figlio, sultano del monte,
Non s'ode tornar colla greggia...
La vecchia va al colle soprano:
- La mandria sbandata, brucante,
Indugia nel vespro calante -
E, "jah Al" ... chiama il figlio, ma invano!
Con gli occhi vuol l'ombre scrutare!
Dal vento schiomati i capelli,
 spettro di pena! Gli agnelli
Ritornan, ma il figlio tornare
Non vede. Le tenebre! ... Stelle
Il cielo non ha, non ha luna!...
Non torna!... Grid di procella
- Il cuore le piange sfortuna -
Bramisce selvaggia!... I vicini
Non hanno veduto il pastore,
Ed ora a cercarlo nel cuore
Del bosco essi van coi mastini.
E cercan pensosi e sgomenti
Per balze, per greppi e dirupi;
- Le lucciole immote, splendenti,
Sfavillan come occhi di lupi -.
"Orobbi!" La truce pantera
Ruggisce correndo per forre;
Ruggisce, si volta, ricorre,
Dispare nell'aspra brughiera...
Le fiaccole accese, sul brullo
Dirupo si affrettan gli umani;
Nel sangue ancor tiepido, a brani,
Ahi, scorgon immerso il fanciullo!...
Composto in un letto di fronde,
Lo calano al pian dalla selva;
Quel misero avanzo di belva
La vedova notte nasconde...
"Mio figlio, mio figlio, mio figlio! -
Singhiozza la madre demente,
S'avventa sul rude giaciglio
E abbraccia il suo morto innocente -.
Mio figlio! mio figlio! il pi bello
Di tutti i pastori e il pi forte!
Con me dolce al par d'un agnello!
Che morte t'ha colto, che morte!
Perch non sbranr tutto il gregge
Lasciando mio figlio, o pantera?
'Orobbi!' a s cruda bufera
Il vecchio mio cuore non regge!
Mio povero figlio distrutto,
Non odi tua madre che langue?"
- Tra i fuochi che han raggi di sangue
Si svolge la scena di lutto -.
Si lacera il volto aggrinzito
La madre e singhiozza implorando!
Le donne, in un coro smarrito,
Dilaniansi anch'esse, ululando!

 IL PANE.
Grano franto fra due larghi graniti,
Non levitato, non pulito:  pane.
Le brune madri cantan, nelle zane
D'elce piangono i bimbi intirizziti.
Sul focolare taciti i mariti
Spargono il fuoco; accovacciato il cane
Adocchia, intento, le greggi lontane
Brucanti per i greppi rifioriti.
Il pane, ecco,  disteso sulla brace,
Ed il gorbino d'un profumo casto
Tutto si riempie e di festoso invito.
Pane! tu loro dai letizia e pace,
Tu lor concedi quel tranquillo pasto,
E dolce arridi nel selvaggio rito!

 LO SPAHS.
"Quando Faarkht part
Dai nostri valli aperti
Per andar nei deserti
Vasti del mezzod;
E per esser spahs
Abbandon la selva,
Il suo nido di belva,
Il gorbino di ds:
Piansi come una mamma
Piange sui figli morti,
Per me senza conforti
Eran l'ombre e la fiamma.
Vagando notte e giorno
Con le mie dolci agnelle,
Nel grappolo di stelle
Invan lessi il ritorno;
E invan, per voto, a sera,
Mi punsi con due frecce
I seni, e le mie trecce
Coprii di terra nera".

 LA GHESBA DEL RANDAGIO.
Penetrando tra gli elci il sole imperla
Il volto del pastor che sogna lieto;
Di cespo in cespo chioccola una merla.
Cinto di canne, in fondo al piano, un greto
Luccica immoto; sul monte un dirupo
Agile balza come un minareto.
Un can cabillo ha rntoli di lupo,
E tra il giallo ed il fosco della costa
Un duar s'aggrappa taciturno e cupo.
Un cavaliere bianco si discosta
Su un caval sauro, e su un caval balzano
Un altro cavalier bianco s'accosta.
Mesta e soave, su nell'altipiano
Lancia il trillo la ghesba del randagio
Che inonda il cielo d'un gorgheggio arcano.
Canta la ghesba: "Per il pian selvaggio,
Per la pendice e per la via rupestre,
Oh come  caro ai nomadi il viaggio!
Sfiorati dallo zefiro silvestre
Bello  vagare quando nella sera
Sembrano fuochi i cespi di ginestre;
E udir la selva urlante alla bufera,
Stormir di fronde e palpitar di lepri
Sotto la luna ardente qual raggera;
Dolce  sognare tra' fioriti vepri,
Sotto la gioia d'una fresca ombra,
E, nella notte, accendere i ginepri
Per dire e udir racconti di razza..."
Tace la ghesba: il cane cessa i ringh
Dietro i cammelli per l'ignota via
Silenzosi muovono i raminghi...

 LA FATTUCCHIERA.
- Gamra, giovin sposa, il pianto
Non ti bruci le pupille.
- peccato ha tuo marito,
Se con Riscia ti ha tradito,
Versa queste venti stille
Di malia su un cibo santo.
Quando torna dalle fratte,
Del cavallo in sulla groppa,
Sia quel cibo il suo mangiare;
Bada, tu non lo gustare,
Ch le tue frementi poppe
Non avrebbero mai latte.
Vedrai Gamra, il pianto suo,
Del tuo sposo, al mio licore;
Non potr mai pi fuggirti,
Non potr mai pi tradirti,
Ed avr per il suo cuore
Un sol cuore, il cuore tuo.
E poi brucia benzoino,
F per sette notti e giorni
Che non cessi di bruciare;
Ed acceso il focolare
Tieni perch pi non torni
Il peccato al tuo gorbino -.

 IL DUR.
Pareano i vostri bivacchi, o pastori
Lontani di Barbagia, - sopra un monte
Che contendea l'azzurro all'orizzonte -
I gorbini. Roteavano gli astori
Mentre i branchi tra i canti della sera
Seguivano il sentiero della mandra,
E s'abbatteva l'ultima calandra
In mezzo a li orzi della primavera...
S'accesero i gorbini a poco a poco
Tra il bramr delle jene e dei sciacalli;
Il sole dai fastig e dalle valli
Era scomparso dietro un vel di fuoco...
S'uniron tutti i buoni alla preghiera!
Rapiti dentro cieli ermi e remoti
La pia terra baciarono divoti,
Con gesti gravi e con la fronte austera...
Poi il pane zimo offr loro la cena
Col latte puro e il miel di ramerino:
Ermo e deserto un piccolo gorbino,
Fra tante fiamme, fiammeggiava appena:
Erano fiamme incerte al focolare,
Un tremolare di pupille nere,
Bagliori azzurri, forse di chimere
Nascoste l, nell'ombra, ad ascoltare!

 NOTTE.
Il vento parla: "Sotto la pia tenda,
Sul giaciglio di jene e di sciacalli,
O Meddah, sogna i rabidi cavalli
Neri stellati della tua leggenda;
Sogna gigli di fuoco in cielo, e il raggio
Trepido della luna; sogna un sogno
Candido come il fiore del cotogno;
Un cuor di donna, pel tuo cuor selvaggio".
La tenda parla: "Il Meddah dorme, o vento,
Non muover foglie, sttti cheto e ascolta!
Sogna la giovinezza d'una volta,
E Nesgma bella coi khl-khl d'argento.
Non muover foglie, lascialo sognare,
Ch riveda la sua pulledra bianca,
L'et vermiglia, nell'et sua stanca...
F ch'io non frema per non lo svegliare!".
 I SONETTI DEL BLED
 IL CAVALLO
a Magal Boisnard
Agile figlio al vento del deserto:
Nera e lucente, la selvaggia testa
Viva di lampi come la tempesta,
La criniera inghirlanda come un serto.
Ghebbi anela sbuffando verso l'erto
Poggio. I polledri attoniti alla pesta
Ecco balzan nitrendo sulla cresta
Del colle, fieri, sotto il cielo aperto.
Gonfio di vento il manto di catarzo,
Nesgma sta salda in groppa: uno sparviero
Con l'ali volte al vespero giocondo.
Un nitrito aspro e un fulgere di quarzo...
E Nesgma spare stretta al suo corsiero,
Balenante di fiamme il capo biondo.
 ALBA
I fiori della rupe antelucani
Olezzan tutti i lor blandi pensieri;
Garriscono all'albore gli sparvieri
E mugghian tori e bufali silvani.
Sospingono le greggi i mandriani.
Verso il cuor della selva, adusti e fieri,
e lor sospinge pei bianchi sentieri
La nostalgia dei dolci amor lontani.
Erma splende la stella del pastore!
Sulla via lattea si spengono i fuochi
E le giogaie si coronan d'oro.
Si piegano le tende sul pianoro,
E i dromedar con muggiti rochi
Procedon lenti innanzi al viatore.
 MERIGGIO
Il sole aveva ardori aspri e crudeli
Tra l'infuriar del vento del deserto,
Nel mezzogiorno il gran monte diserto
Con l'alta cima s'accostava ai cieli.
Coperti d'ombra i branchi ed i fedeli
Pastori meriggiavan, nell'aperto
Vallone taciturno e sopra l'erto
Poggio, svettavan steli ed asfodeli.
Lontano il dur pendeva tra le rupi,
Selva di grige macchie palpitanti,
I cani accovacciati parean lupi...
Gridi d'aquila, voci di vaganti!...
L'aquila nereggi sopra i dirupi,
E sparve con la nenia degli erranti!...
 TRAMONTO
Sulla montagna il sol sprizza sanguigni
Bagliori di tramonto: il cielo e il mare
Si fondono in un vasto focolare
Donde i venti risalgono saligni.
Jene e pantere ruggon, da sterpigni
Pascoli armenti s'odono calare
Tra il garrir dell'allodole e il cantare
Delle pastore e i dolci echi rupigni...
Una pupilla s'apre nella sera:
La stella del pastore che s'incela
Per benedir le mandrie e la brughiera!
Altre pupille sulla piana bruna:
I fuochi del dur! Poi erma si svela
Dietro le selve la falcata luna!
 PICCOLA MENDICANTE
Pi non stender la mano scheletrita,
Di strani segni impressa, ai passeggeri:
(Ingemmati di pianto gli occhi neri
Piangono con tristezza indefinita).
Al gorbino ritorna, alla fiorita
Pianura, ai greppi vivi di sparvieri,
Rigaloppa sui roridi sentieri
Della tua fanciullezza aspra e romita.
Ritorna, o bimba, al miele delle selve,
Al buon miele del fior di rosmarino,
All'anelito e al rugghio delle belve.
Ritorna al bosco che arde nella notte
Di stelle e roghi: dolce nel mattino
 aprire gli occhi al sole entro le grotte!
 UNA PALMA
Quante vicende da quando io ti vidi
La prima volta, nel deserto, o palma!
Triste stormivi nella triste calma,
Guardando colla cima tutti i lidi.
Con la fresca ombra tua pi non arridi
Al vandante che per sposa impalma
La Duna, e a quei che va lungi dall'alma
Terra natia, rivolto a ignoti lidi.
Ch il tuo tronco robusto immerso  nella
Sabbia, di dove, dolce rimembranza,
La tua cima s'incela arsiccia e snella...
Cos il destino: nell'oblivioso
Alternarsi di schianti e di speranze,
Tu pure attendi l'ultimo riposo.
 AIN-DRAHAM
Grazioso villaggio, che del nome
Di "Fontana - d'argento" hai la frescura,
Sembri un gioiello sull'azzurra altura
In mezzo al bosco dalle verdi chiome.
Fremon nitriti di cavalle indome
E muggh di giovenche all'aura pura,
Pendon le capre sui dirupi, e, come
Un Dio, le guida un vecchio alla pastura.
Sulle tue case pesa lo sgomento
Quando il rovaio il disperato canto
Rugghia con uno scroscio di spavento.
Ma lieta, nelle notti senza vento,
Ridi alla luna che un chiaror d'incanto
Prodiga su' tuoi vertici d'argento.
 TABARKA
Quando l'albore tutte cose imbianca
E spegne gli astri ardenti al cielo austero
Bianco ti stendi sulla spiaggia bianca,
O villaggio di fascino e mistero.
Il faro chiude la pupilla stanca
In cima al forte, sullo scoglio nero,
Ed ai tuoi sogni il mare si spalanca
Dalla Glita azzurra a Caponero.
Il susurro dell'onde ed il susurro
Del bosco si confondon nel tuo seno:
Il mare ha vele, i vertici han gorbini...
Tu godi e ridi in mezzo a tanto azzurro,
Ed ascolti vibrare nel sereno
Voci d'erranti e canti di marini!
 LA PASTORA
All'alba che fa tacite le fiere
E incorona di stelle la giogaia,
Dietro la mandria Fillah, agile e gaia
Corre la selva piena di pantere.
Canta: "O gioia, al fiorir delle brughiere
Far coro a l'usignol della pioppaia!..."
Il fido can le salta intorno e abbaia
Ai bronchi neri delle querce nere...
E solo quando a sera s'invermiglia
Il tramonto e si aduggian d'ombre i monti,
Mesta al ritorno muove con la greggia.
Guarda la prima stella che vampeggia
Nel sereno, e la luna che s'ingiglia
E si rispecchia timida nei fonti.
 LEGGENDE D'ISLAM
 LA LEGGENDA DI NESGMA
Nesgma. I rudi beduini
Nei divini
Occhi tuoi vider fiammelle,
E sul giovin capo biondo
Un giocondo
Serto d'ellera e di stelle.
Tu spargevi in mezzo a loro
Sogni d'oro
Con parola alta e lucente,
Ed in ogni cuore aravi,
Riversavi
La magnanima semente.
Ecco: il vaticinatore
Tra il clamore
Dei sgiuak deliziosi
Ed i cori deliranti
Dei festanti
Sotto i cieli rugiadosi.
Vide lucere una stella
Viva e bella
Sulla tua pensosa fronte
E per tutto egli grid,
E iter
La leggenda fino il monte.
Anche l'aquila dei cigli
Nei vermigli
Aurei risi vesperali
Garr un canto di gioiezza,
E la brezza
Ebbe un tenue frullar d'ali.
Gli astri piovvero dai cieli
Asfodeli
Bianchi e steli e gigli d'oro,
Ed i dolci rosignoli
Mesti e soli
Allegrarono il pianoro.
Tu balzasti, ed in arcione
La canzone
Dell'eterna primavera
Tu cantasti, e disparisti
Mentre i cisti
Odoravano alla sera...
Fu quel d che i beduini
Dei gorbini
Ti chiamaron Nesgma, Stella...
La leggenda mite e buona
Incorona
La tua gloria, o pia sorella.
 IL PASTORE
Il piccolo pastore era sul monte,
Ed era un orfanello;
Garra come un uccello
La sua ghesba canora, e l'orizzonte
Sembrava al blando cinguetto pi bello.
Governava le capre ed i montoni
Di Khems, il signore,
Cos senza dolore,
Senza sorrisi, e con pensieri buoni
Segua la mandria dal vespro a l'albore.
Una notte - ardea come una raggera
In ciel, trepido e stanco,
Il plenilunio bianco -,
Cal dal bosco cauta la pantera
E divor il fedel pastore e il branco!
I figli di Khems piansero i belli
Pingui agnelli, e le squadre
Delle capre leggiadre;
Nessuno pianse il piccolo orfanello,
Il servo senza padre e senza madre!
 IL SOLE
Un breve piano cinto di brughiera
Verdeggia e ride sotto la giogaia
Del monte austero, mentre la ghiandaia
Lancia l'ultimo strillo della sera.
Scendon le greggi dalla flammea altura
Guidate dai pastori; sotto i cedri
Belan capre e nitriscono polledri
L'inno alla brezza, l'inno alla natura.
In fondo al piano fumano i gorbini:
Il vecchio Sgmah, presso la sua tenda
Solitaria, racconta la leggenda
Del sole ai miti erranti ed ai vicini.
- Io pur la udivo quando ero piccino
Questa leggenda: "Il sol dall'orizzonte
Avvicinava il vertice del monte,
Come una palla ardente, di rubino.
Oltre il dur due fanciulli davan caccia
Alle farfalle: Videro calare
Il sole sovra il monte, a riposare,
E verso il sole tesero le braccia.
"La bella arancia! - disse il pi grandino -
Corriam! Corriam! Corriamo! Sulla vetta
Ultima stanca si arresta e ci aspetta,
Corriam, sar un trastullo nel gorbino!...
Balzaron come giovani gazzelle
Di balza in balza vlti ver la cresta;
Tra susurr di fronde la foresta
Avea trilli di rivi e fontanelle.
"Ah, quella cima che si fa lontana!
"Jah Orobbi!" l'arancia s'avvicina
Pi pallida alla vetta corallina,
S'avvicina e la vetta s'allontana!".
Caddero esausti! Era aspra la salita,
L'arancia era scomparsa, il vasto cielo
Mestamente calava un grigio velo
Sulla pendice tacita e romita.
I due agresti fanciulli, avvinti come
In sogno s'addormirono: la brezza
Mormorava ogni tanto una carezza
Fremendo fra le loro crespe chiome.
Ed anche in sogno sepper che l'arancia
Aspettavali sempre sulla cima.
Un fiore di ginestra, nella prima
Ora del giorno gli sfior la guancia:
Si svegliarono! Ancora un ultimo astro
Tremava incerto, nella luce scialba,
Sempre pi viva si faceva l'alba,
Ed i cieli odoravan di mentastro.
Ripresero il sentiero del fastigio
Dirupato, non pi, oramai, lontano:
Un tenue velo d'oro, mano a mano
Cingea la vetta del dirupo grigio...
Ancora un ultimo saltello, ancora
Un saltellino... eccoli sulla punta
Fieri come aquilotti; ed era giunta
Tutta fiamma sul vertice l'aurora!
"O fratellino, guarda, guarda il mare!
Quel piano che si spazia in lontananza
Come un cielo! Ecco un fuoco che si avanza,
S'allarga e avvampa come un focolare!
Ecco l'arancia!  uscita ora dal fuoco!
Eccola tutta fuori, tutta fuori...
Come  bella! Incolora i monti, i fiori
E s'innalza sul cielo a poco a poco...
Aspettiamo fratello! Questa sera
Verr l'arancia e noi la prenderemo".
"Ho fame, ho fame!" "Via, ci nutriremo
Con l'erbe che ci d la primavera!"
I fanciulli aspettarono fidenti
Cogliendo l'erbe buone tra le balze,
Mentre il singulto delle madri scalze
Salia, plorando i figli, sopra i venti!...
 IL MARE
Fu il mare il gran ribelle!
Disse ad Allah: "Di fronte alla mia forza
La tua forza si smorza:
Ch io ho pianure d'acqua,
Ch io ho montagne d'acqua...
Nel mio seno si specchian le tue stelle,
Ed ho al comando raffiche e procelle;
Ed alle tue mortali creature,
D delizie, se voglio,
E se voglio sciagure".
Ma il buon Allah, sdegnato
Dell'altezzosa vanit del mare,
Lo volle rasciugare:
Fece bere le sue pianure d'acqua,
Le sue montagne d'acqua,
Il suo regno salato,
Da un'ignobile mosca.
"Allah, mio buon Signore!
Che d'un soffio puoi far crollare il mondo,
E sul cielo profondo
Spegnere sole e stelle;
Allah, mio buon Signore,
Perdona al gran ribelle!
Ridammi le mie pianure d'acqua,
Le mie montagne d'acqua,
E tutto il mio splendore,
E tutto il mio clamore,
E tutto il mio furore...
Ed io, grande Allah! Io t'innalzer,
Per punire la mia superbia altera,
Un'eterna preghiera.
Cupa l'innalzer nella bufera,
Soave nella calma della sera,
Dolce nel plenilunio d'argento,
Gioconda ne l'aurore senza vento..."
L'acqua azzurra torn sotto l'azzurro,
E il mar torn crudele,
Ma verso Allah si conserv fedele:
Ch il sordo brontolio nella tempesta,
Nella bonaccia il limpido susurro,
 l'eterna preghiera umile e mesta.
 IL CANTO DELLE PALME
Fra i soli opachi del deserto bianco,
Fra le opprimenti calme,
In un gemito lungo, fioco e stanco,
Cos cantan le palme:
"O pellegrino, che il cavallo nero
Sproni sul mar di brace,
Arresta il tuo corsiero!
No, non t'inganni l'assonnata pace
Del deserto! Se ti lusinghi il riso
D'una fanciulla bruna,
Per darti un fior d'aliso
Sotto gli argentei fili della luna,
Gi nell'estremo lido oh non recarti!
Le disperate calme
Tendono ad ingannarti
Anche nell'ombra delle nostre palme.
Fuggi, spingi il caval docile al grido
Sul cammin gi percorso,
Egli verso il suo lido
Voler come spinto da un rimorso...
Chi non ci diede ascolto e incauto e forte
Segu il fatale andare,
Si ebbe certa la morte,
Noi pi non lo vedemmo ritornare!"
Il caval non si ferma, e il pellegrino,
Baldo, fra l'ali aperte
Del suo berns, prosegue nel cammino
Rimoto, su deserte
Sabbie, verso tramonti luminosi,
Per luoghi senza sterpi.
Si divincola ai balzi poderosi
Come un fascio di serpi
La criniera; e il cavallo, tra lo schiocco
Della sonora pesta
E le vampe infocate di scirocco
Prosegue e non s'arresta.
Cos perdonsi tra lo scintillo
Del sol sul fulvo piano,
Dietro il sogno invincibile e il deso,
Che li scaglia lontano...
Fra i soli ardenti del deserto bianco,
Fra le opprimenti calme,
In un gemito lungo, fioco e stanco,
Ripigliano le palme:
"Son gi quaranta giorni: il viatore
Che avea il cavallo nero
D'acciaio e vento, e il cuore
Nero come il cavallo, e pel sentiero
Maledetto, imperterrito, avvent
Il corsiero quel giorno,
La morte lo falci...
Vigili, non vedemmo il suo ritorno".
 RANDAGE
 IL BASSUR
Lungo il pianoro brullo e desolato
Gitta il bassr un riso d'allegria,
Ed un canto di agreste melodia
Vanisce per il ciel roseodorato.
Con dondolo lento ed assonnato
Il dromedario segue per la via
Fremente di canzoni e d'armonia...
E sul dorso un tesor tiene celato.
Un uomo taciturno viene al fianco,
Ed il nido randagio guarda intento,
Quale, alla preda, falco cacciatore...
S'apre la tenda! Appaion nel fulgore
Del pomeriggio blando e sonnolento
Due stelle nere in mezzo a un viso bianco!
 ACCAMPAMENTO DI NOMADI
S'alzan le tende lacere sul piano
Solitario in un attimo; gli steli
Si piegan mentre calano dai cieli
I passeri a beccare qualche grano.
I nomadi, venuti di lontano
Per andar pi lontano, tra crudeli
Urli di belve accendon gli asfodeli:
Stella smarrita in notte d'uragano.
I cani, queste insonni sentinelle,
Vegliano; attorno all'accampamento
Pascono i dromedar lenti e gravi.
A l'aurora riparton, rondinelle
Umane! Mentre passa e reca il vento
La nenia delle melope soavi.
 I CAMMELLAI
Salivano i cammelli bruni, torti,
Dal dorso informe, le ventose gole
Del monte: i cammellai selvaggi e forti
Li incitavan con ruvide parole.
Sui pianori lontani i campi e gli orti
Verdastri nella sera; in vetta un sole
Di ginestra in un cielo di viole:
L'ultimo sole, il sol giallo dei morti.
I randagi seguivano, in sublime
Pace raccolti, l'aspra via dei monti,
Sereni vlti alla vicina notte.
Cantavano ... muggivano ... Le prime
Ombre calavan dai vasti orizzonti,
E i vipistrelli uscivan dalle grotte.
 TENDA NOMADE
Spieghi l'ala tua grigia e vagabonda,
Lacera tenda, sopra il colle a sera,
Mentre ti giunge dalla selva nera
L'urlo della pantera sitibonda.
Nella serenit che ti circonda
Sprizza il tuo fuoco una vermiglia spera,
Non arde d'altri fuochi la brughiera,
E fremi al vento come cuor di fronda.
A l'alba ti ripieghi, e piani e monti
Corri sul dorso della dromedaria,
Udendo dal ramingo i suoi racconti.
"Quegli beato che con sacro ardore,
Col nido e la sua stella solitaria,
Seguir pu il sogno che gl'infiamma il core!".

 VOCI NEL DESERTO.
AL PITTORE A. GADAN.
il cui pennello sa della terra d'Islam
il fascino delle luci
e i segreti della tenda nomade.
 IL BACIO
- O mia soave, mia crudele amica,
Alla mia sete d la bocca rossa.
Ess' gustosa e rossa
Come il sangue dell'uom, crudele amica...
Lasciami divorar la bocca, lasciami!... -
"Il mio seno  agitato dolcemente
"Come la gola di miti palombi,
"Mite come i palombi
" il mio cuore, e ti chiama dolcemente...
"Non la bocca, ma il seno, eccoti o nomade!
 IL BEVITORE DI VENTO
- Passar lascia, folle chimera,
Il mio bevitore di vento
Che guidami a lande lontane.
Gioielli, al ritorno, e banane
In un largo piatto d'argento
Ti porter, folle chimera! -
"Neppur la mia forza l'arresta,
"Ch pi svelto  del mio pensiero
"Il tuo bevitore di vento;
"Ma corre per vie di tormento,
"Incontro a un fatale mistero,
"E solo la Morte l'arresta!
 KHALIMA
- Andiam col sogno: guider la stella
Il nostro viaggio, se il tramonto sfuma:
 pi grave alla tortora una piuma
Che il bassr sulla groppa alla cammella!
"Andate, andate pel deserto enorme,
"Nel ramingare eterno, o vandanti;
"Andate, entro il bassr, Khalima dorme
"Col cuor rapito in sogni scintillanti!
 IL TURBINE
- Sostiamo, innalziamo le tende,
Ch l'asi ha datteri e fronde
Ed acque che afforzan l'ardire.
Il sol dalle lame tremende
Che asciuga le vene profonde
Qui forza non ha di colpire! -
"Raminghi, o raminghi, fuggite,
"Le tende ammainate stasera,
"Ch il turbin verr con la luna.
"Fuggite fuggite fuggite!
"Dimani terribile e fiera
"Sar, dov' l'Oasi, la Duna.
 CRUDELI MANI
- Mani che l'henna insanguina, crudeli
Mani, che, dense del color gagliardo,
Sembrate uscire tremule dal cuore
Della preda, nel mio diserto cuore
Vi profondate e del licor gagliardo
Arrossate le sue fauci crudeli! -
"Son rosse ma son pure le mie mani,
"E le mie labbra schiuse ad un sorriso,
"E aperto il cuore ad un sogno randagio.
"O vieni vieni, cavalier randagio,
"Vieni e bevi il licor del mio sorriso,
"Mordimi il cuore e mordimi le mani!

 L'INSEGUIMENTO.
- Divora, polledro, divora
Quest'ampio, infocato deserto!
La rabbia di sangue che ruggemi
In cuore, l'amore che struggemi
Acceleri il piede tuo esperto...
O Zorah, mia piccola Zorah!
Quei truci predoni che tra i
Palmizi t'han colto nel laccio
Mentr'io inseguivo i leopardi,
Cadranno, morranno, ch ai dardi
Ho dato il veleno e il mio braccio
Nell'odio non falla giammai! -.
 LA SPOSA
- La luna  velata di sangue.
Che cosa ha stanotte la luna?
Perch tra quel rosso essa langue?
Che triste segnal di sfortuna!
Per chi mai? La tenda mia bruna
 sola nell'oasi e l'esangue
Mia sposa la regna da ieri!...
"Romito, a che vani pensieri?
"Fu morsa da un mago la sposa
"Che ieri hai calata dal monte.
"Dal giorno si sfoglia la rosa
"Se tocca, se beve, la fonte
"Si secca, al suo bacio la fronte
"S'infuoca, l'agnella lanosa
"Vien bolsa, se guarda pur calma,
"E il fior perde il pesco e la palma.


 NOSTALGIA.
Non so perch il sospir di queste fonti
Non mi susurri nulla in fondo al cuore,
Non so perch gli elceti in questi monti
Non diano ombra di pace al mio dolore.
Non so perch l'effluvio dei mentastri
L'anima non mi svegli a sogni arcani,
Non so perch non abbian luce gli astri
Come sopra i miei vertici montani...
Vieni, vieni, aspro vento del deserto,
Vieni e trasportami alla patria mia,
No, non lasciarmi in questo lido aperto
A sciorre i canti della nostalgia!
Portami colle nuvole sui cigli
Patri a godere ancor come una volta
L'ombre odorate e i vesperi vermigli
- Il vento rugghia, passa, e non mi ascolta! -.

 IL PASTORE.
Mi ricorda quell'arabo grigiastro,
Randagio per le balze, nella sera,
Voi, pastor di Barbagia, alla bufera
Dentro i manti d'orbace, col vincastro.
Il canto nelle notti di alabastro,
Tra il cupo miagolar della pantera,
Si leva dalla rorida brughiera:
Il fuoco arde sereno come un astro.
Come voi, re dei monti! Nel mattino,
Errante segue la sua greggia errante,
E sugli omeri porta i fiacchi agnelli...
Si disseta col branco nei ruscelli,
E dal colle, nel vespero fiammante,
Guarda fumar lontano il suo gorbino.
 REMINISCENZE
Alle tue querce, agli elci secolari,
Ai tuoi vecchi nuraghi
Io penso, o Nuoro, ed uno strazio vigile
A quei ricordi vaghi
Mi scora in questi lidi solitar...
Ricordo, irti di pelli, i tuoi pastori
Sugli ardenti corsieri,
Gli occhi di fiamma, tremuli sull'aura
I lunghi crini neri,
E le leppe che al sol mandan bagliori.
I fulgidi fastigi di serpillo
Fragranti e di viole,
I radiosi e mormoranti rivoli,
Le bionde messi al sole
Ed i prati ove alberga e canta il grillo.
Le donne con la brocca sulla testa
Che vanno alle fontane,
Le donne adorne d'oro, argento e porpora,
Le massaie del pane,
Che levan stanche una canzone mesta.
Io vi ricordo dalle fosche vette
D'un monte aspro e diserto,
Ove trascorro in muta solitudine
La giovinezza, e incerto
M'invoco a voi, memorie benedette!
 VISIONI
Fanciulla, tremano i palmizi e il cielo
Arde lontano come un focolare;
Dolci canzoni salgono dal mare,
I monti s'incappucciano d'un velo.
Brilla una stella e si nasconde e brilla
Ancora e si nasconde ancora: il faro!
Sul monte in faccia, ritto, un pecoraro
Veglia dinanzi al fuoco che sfavilla.
Fanciulla, vieni! Oh perch stai lontana!
Vieni, dolce  sognare e amare sulla
Nuda rupe e nel bosco, o mia fanciulla,
E specchiarsi a ogni specchio di fontana.
Dolce  vagare nella notte chiara
Quando si svela in cima della duna
Addormentata, pendula la luna,
Per le ampie solitudini del Sahara.
E udire le canzoni de' viandanti
Frenetiche, spasmodiche, salire
Per il cielo di palpiti, vanire
Con melodie selvagge e inebrianti.
Amarsi come i figli del deserto!
I sensi avranno i fremiti divini
Degl'infocati cieli saracini,
E l'anima di stelle un vivo serto!

 NEVE.
Gennaio, la prim'alba! Il mare
Sta immoto ad ascoltare
Ogni susurro lieve.
Io attendo, vegliando, l'aurora
Invernale: dal cielo ancora
Non  caduta neve...
Ed io sogno la neve
Candida, larga, lieve,
Come fiocca ai miei monti:
Gennargentu gelido e bianco,
I monti d'Orgosolo al fianco,
E il re degli orizzonti,
Il monte d'Oliena...
Che sogno, che serena
Visone, o Barbagia!
Ricordo: Eran fior di cotogni
Bioccoli di bambagia
Che fioccavano da ogni
Nube... Qui le fanciulle
Van per le rocce brulle
E per i poggi in fiore,
Raccattano la legna secca,
E pregan verso la Mecca
Con divoto fervore...
Che orizzonti sereni!
Vieni fanciulla, vieni
A queste miti lande;
Vedrai quanti fiori turchini,
Quanti trilli di cardellini
Quante belle ghirlande...
Vedrai quanto splendore
Sfolgora in ogni fiore,
Quanto l'Africa  cara...
Oh, no! Rimembranze pi vaghe
Lasciano nel cuore le plaghe
Nostre, da Montalbo al Limbara...
Fanciulla, non venire,
Potresti maledire
Questa terra di brace!
Meglio sostar sopra un nuraghe,
Cavalcar da Nuoro a Ploaghe
Con un sogno di pace,
E vedere dal cielo,
Avvolto nel funebre velo,
Cader fiocchi di neve...
 IDILL
Al vespero vibrare
Odo i khl - khl d'argento,
Tace nel bosco il vento
Al tenero squillare.
E Nnah folleggiante
Come giovin gazzella
Che va alla fontanella
Per aspettar l'amante.
Come bella e feroce
Passa sul pian selvaggio,
Vaga, nel tatuaggio
Pintole in fronte a croce!
Il corpo, uno stupore!
Sotto il turchino velo
S'agita come in cielo
Un falco cacciatore...
E quando da lontano
Correr tra balze nere
Il bel contrabbandiere
Vede con l'arme in mano,
Discioglie i neri crini
E specchia al fonte il volto.
- Il viso capovolto
Ha denti e occhi felini! -
Ed egli che ha del nibbio
L'artiglio e l'occhio aguzzo,
Il piede dello struzzo
E l'urlo del sinibbio,
Quando dal gran dirupo
Scorge la sua fanciulla,
Per la pendice brulla
S'avventa come un lupo.
Ah quel bianco turbante
Tra chiome di verbasco,
Quel manto di damasco
Tra il mlhafa fluttuante!
Quel bacio poderoso
Nel trionfo vesperale,
Tra il frullo di cent'ale
E un garrir dilettoso!...
Come soavi e strani,
Liberamente stretti!
A quel fremer di petti,
In quei silenz arcani,
Penso a te, bimba mia,
Che dall'aspra Barbagia
Arridi alla randagia
E triste vita mia.
E sento il cuore pieno
E pieni i miei precordi
Di pianti e di ricordi,
Di gioia e di veleno.
Rammenti? L'ombre intense
Annerivano il mondo,
E un fremito profondo
Correa le valli immense.
"Sul ciel - dicesti a me -
Non splende una fiammella,
Neppure la mia stella
La stella dei tre Re".
- Ed io - "Mandorli e ulivi
Incappucciati e tetri
Sembrano, guarda, spetri
Raminghi, fuggitivi".
Ruggiva nell'urtare
Fra le rupi il torrente,
Vertiginosamente
Correva verso il mare.
Chiusi nei manti neri,
Pei valichi notturni
Passavan taciturni
Ignoti cavalieri,
Tenendo in pugno stretta
La certa carabina,
Compagna di rapina,
Sorella di vendetta.
Noro, tra il grigiore
Del colle verginale,
Dall'erma cattedrale
Vegliava il nostro amore.
Io, col capo appoggiato
Sull'acerbo tuo seno,
Vibrante, senza freno,
Sentivo il cuore amato
Susurrar con rancura:
"Io sono un fior di spina
Che tribola e declina
A un sole di sventura!..."
Quando a sera tinnire
Odo i khl-khl d'argento,
Risento il pio lamento
Di fondo al cuor salire.
Allor, bimba d'incanto,
Per te una strofe abbozzo,
Ma la rompe un singhiozzo,
Uno scroscio di pianto!

 SOGNI.
Mai vidi una notte pi pura,
Pi vaga, marmorea, lunare...
La luna veleggia sul mare
E veglia la morta natura.
Io vado nel sogno, lontano...
Sol giunge dagli ermi valloni
Il lento belar dei montoni
E il canto del triste mandriano...
Un dar accosciato a una rupe
Invita, nell'ombra, a sognare:
Fra gli alberi, al raggio lunare,
Si allargan le tende pi cupe...
E seguo il sentiero del monte.
Sul vertice insonni i forteti
Bisbigliano i loro segreti
Ai cervi che vanno alla fonte.
Mi sento frementi le vene
E il cuor che nel seno mi batte.
Ecco elci a me note, ecco fratte
Amiche... Oh mio vecchio Ortobene!...
Mio vecchio Ortobene, fedele
Albergo di Nostra Signora
Del monte, che sogni d'aurora
Sognai nell'errar mio crudele!...
Stanotte i tuoi vecchi pastori
Vegliando, coi cani ai lor branchi
Raccontano forse, sui bianchi
Dirupi, le stragi e gli amori;
E al cupo sfilar di banditi
Tornanti da fosche vendette,
Ripensan le gelide vette
Al sangue che tinse i graniti.
Sul piano una viva pupilla
Che splende, pregando per loro,
Promette col lume suo d'oro,
L'amore e la vita tranquilla...
Bel monte Ortobene! Le stelle
Raccolte ti fanno corona:
Noro implacabile e buona,
Sul dirupo sogna procelle.

 IL RITORNO.
Anima, ascolti? Il canto della seminatura
- Mentre arde l'altura nel debbio e il cielo  in pianto -
Empie i fumanti clivi: i sereni bifolchi
Seguon nei dritti solchi i tristi buoi, giulivi...
E dai freschi ruscelli sparti di bianche lane,
Odi delle villane i tremuli stornelli?
Le nenie dell'amore tra gl'inni di vendetta
La voce benedetta che zampilla dal cuore?
Anima, ascolti? Un fremito d'ali passa col vento,
Un grido ed un lamento lacera al cielo il palpito:
Il nibbio! Negli artigli tien stretta una pernice,
Terribile e felice torna agli implumi figli,
Ermi, nell'ermo nido, sui picchi d'Ortobene...
Oh montagne serene, cui fan ritorno, fido
Albergo, la randagia aquila ed il pastore!
Vecchio e roccioso cuore di mia dolce Barbagia,
Arridimi! Dal grembo tuo, questo tuo figliolo,
Sotto l'ombra del duolo e l'infuriar del nembo,
Ancor bimbo esul e navig per mari
Battuti da corsari, e per deserti err...
Ora ritorna questo figlio al tuo sen materno,
Il cuor gli piange eterno quel primo pianto mesto.
Ch la diletta mamma, che lo sbocci alla vita
Con dolcezza infinita e gli accese la fiamma
Buona nel mite cuore, e il padre che con savi
Esemp e con soavi consigli apr all'amore,
Alla bont e al lavoro l'anima giovinetta,
Or nell'erma casetta non aspettano il loro
Figlio. Essi che partire non lo vider bambino,
Per l'ignoto cammino, incontro all'avvenire,
Con il seguace pianto e assidui triboli, essi
Che fra salvie e cipressi dormian nel camposanto,
Quando, solingo, al mare spingeva il breve passo,
O stanco sovra un sasso s'abbatteva a sognare
Nel picciol cuore grandi sogni. Or, come al partire,
Non lo vedon venire, patria, a' tuoi vespri blandi...
Ma la dolce memoria che  nel dolce dolore,
Mi mormora entro il cuore un canto di vittoria:
E nel tornare ai cieli tuoi, patria, alle tue reggie,
Fra tintinni di greggie e fiori d'asfodeli,
Non rimpiango le selve, n i vertici africani,
Popolati di cani, popolati di belve...
Sol voi rimpiango, o nomadi, erranti cammellieri
Dai neri occhi sinceri, che fidi ed imperterriti
Per aspre e ignote vie seguite il sogno ignoto
Che colma al cuore il vuoto di canti e melodie;
E voi, pastori, esperti nel sorprendere i bufoli,
E nel fare coi zufoli fascinosi concerti;
E voi, che per le valli, o giovani romiti,
Belli, ribelli e arditi, avventate i cavalli,
Nudi, sui dorsi nudi, senza l'ignobil freno,
E vi erompon dal seno gridi selvaggi e crudi;
E voi, che nel segreto, o donne, custodite
Per sanar le ferite e i mali l'amuleto;
Voi tutti, che al randagio, al rapsodo tapino,
Apriste il pio gorbino senza un pensier malvagio;
Voi tutti, che dolcezze di miele e timo in fiore
Versaste nel mio cuore ricolmo d'amarezze;
Voi tutti, che arrideste con gioia al mio destino,
Nel soggiorno divino, fra divine foreste,
Rimpiango. Ch protervi, abbracciate del mondo
Ci che  bello e giocondo: e voi non siete servi,
E voi non siete schiavi! Solo per Allah, al cielo,
Pregate con pio zelo nei vesperi soavi...
Ah, se la gioia, o patria, di voler ritornare
A te per ascoltare ronzanti d'api i mandorli;
Ed aprire il mio seno e versare il mio ardore
Dentro il selvaggio cuore del pastore sereno,
E risvegliar quei buoni che vivono nell'ombra,
Quei che han l'anima ingombra d'inferno e d'orazioni,
Non nudrisse di bene la fiaccola, la fiamma
Che l'essere m'infiamma! Oh mio vecchio Ortobene!
Affogando il dolore che nel petto mi croscia,
Affogando l'angoscia che soffro per tuo amore,
Resterei fra quei liberi, che son forti, banditi,
Come i vecchi pelliti della tua vecchia storia;
Quelli che in povert per piani, boschi e vette
Vivono di vendette, di amori e libert!
...
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...
FINE.
...
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...
Indice delle poesie.
I "CANTI D'OLTREMARE".
PRELUDIO.
VERBA VITAE.
LE NENIE DEL BLED E DEL GORBINO.
GLI ECHI DEL GORBINO.
MATTINO.
IL GHENIBRI.
LA MADRE.
IL PANE.
LO SPAHS.
LA GHESBA DEL RANDAGIO.
LA FATTUCCHIERA.
IL DUR.
NOTTE.
I SONETTI DEL BLED.
IL CAVALLO.
ALBA.
MERIGGIO.
TRAMONTO.
PICCOLA MENDICANTE.
UNA PALMA.
AIN-DRAHAM.
TABARKA.
LA PASTORA.
LEGGENDE D'ISLAM.
LA LEGGENDA DI NESGMA.	
IL PASTORE.
IL SOLE.
IL MARE.
IL CANTO DELLE PALME.
RANDAGE.
IL BASSUR.
ACCAMPAMENTO DI NOMADI.
I CAMMELLAI.
TENDA NOMADE.
VOCI NEL DESERTO.
IL BACIO.
IL BEVITORE DI VENTO.
KHALIMA.
IL TURBINE.
CRUDELI MANI.
L'INSEGUIMENTO.
LA SPOSA.
NOSTALGIA.
NOSTALGIA.
IL PASTORE.
REMINISCENZE.
VISIONI.
NEVE.
IDILL.
SOGNI.
IL RITORNO.
...
.
...
FINE.